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Ligne du temps

Alcan en Orissa: ligne du temps des événements importants


- 1993 -

Les industries Utkal Alumina Ltd. (UAIL) sont établies pour exploiter les réserves de bauxite dans la région du Kashipur en Orissa, en Inde. UAIL a été initié comme une association conjointe entre Indal (Inde), les industries Tata (Inde), Norsk Hydro (Norvège) et Alcan (Canada).

Les habitants locaux n’ont pas été consultés avant que les travaux d’exploration de leurs terres aient commencé.


- 2000 -

16 décembre : trois villageois sont tués par des policiers de l’État ayant ouvert le feu sur une foule. Une réunion du mouvement anti-mine a eu lieu la journée précédente.

29 décembre :
le conseil inter-village (Gram Sabha) se réunit alors que les représentants de 22 des 24 villages « officiellement affectés par le projet » passent une résolution s’opposant à la mine.

- 2001 -

Début janvier : 10 000 habitants locaux se réunissent au Kashipur et proclament “ nous ne sommes pas effrayés de mourir, nous ne laisseront pas nos terres ( pour le projet de bauxite)”.

20 janvier : Le gouvernement d’Orissa lance une enquête judiciaire pour enquêter sur les coups de feu; le projet d’UAIL est reporté jusqu’à la remise et l’approbation de l’enquête judiciaire.

17 décembre : L’investisseur Norsk Hydro décide de se départir de ses parts dans le projet. Alcan reprend éventuellement une portion des investissements de la compagnie en 2003, s’octroyant un total de 45% des parts du projet. Indal (ancienne filiale de Alcan) détient le 55% restant.


- 2003 -

Premier août :
Inspiré par le succès au Kashipur et en Norvège, le groupe de solidarité Alcan’t in India est fondé au Canada pour conscientiser la population sur l’importante implication d’Alcan dans le projet minier.

16 octobre : La presse rapporte que le gouvernement d’Orissa approuve les résultats de l’enquête judiciaire portant sur la mort des trois activistes et donne le feu vert à la compagnie pour continuer les procédures. Extraits du résumé : "La commission a exprimé ses doutes sur la raison de la visite de la force policière à Maikanch le 16 décembre 2000, soit pour maintenir la loi et l’ordre… une force excessive a été utilisée du fait que 19 balles aient été tirées".

5 novembre : Dans le quotidien Hindu Business Line: le CEO de Indal, Dr. S.K Tamotia “espère que son projet d’aluminium en marche sera complété sans plus de délai”.

16 décembre : Première manifestation de solidarité à Montréal, commémorant la mort par balle de trois villageois. Alcan ne manifeste aucune position claire sur ses investissements.


- 2004 -

14 avril : Dans un article de « The Economic Times » , des représentants du gouvernement d’Orissa confirment que le projet UAIL a commencé la « réhabilitation » et la « re-localisation » sur les sites de la mine et de la raffinerie.

22 avril : Lors de l’assemblé générale annuelle des actionnaires d’ALCAN, Alcan’t in India rappelle et confirme aux actionnaires que les habitants du Kashipur sont en totale opposition au projet. Lors d’une rencontre avec les cadres responsables d’ALCAN, Alcant In India répète ses trois demandes initiales : 1. Que l’étude d’impact environnemental soit rendue publique; 2. Qu’Alcan rende publiques ses soi-disant preuves qu’elle jouit du support de la population; 3. QuAlcan initie une commission d’observation conjointe, sur le terrain au Kashipur, pour enquêter sur le sujet et trouver un consensus sur la réelle position des habitants de la région.

14 juin : Lors d’une rencontre entre Alcan’t in India et les responsables d’Alcan, ces derniers refusent de rendre leurs documents publics.
1 septembre : Une conférence de solidarité est organisée à Montréal, avec des participants Indiens et norvégiens.

1 –3 septembre : Une conférence de solidarité est organisée à Montréal, avec des participants Indiens et norvégiens.

19 octobre : Une manifestation de plus de 5 000 personnes est organisée au Kashipur par le mouvement populaire contre U.A.I.L. Ils demandent un fois de plus que le projet soit abandonné.

25 novembre : Le Ministre en Chef de l’état d’Orissa, M. Shri Naveen Patnaik, donne des instructions claires aux bureaucrates de l’état ainsi qu’aux chefs de police, pour que tous les mouvements anti-mine soient réprimés avec fermeté.

1er décembre : 500 policiers armés entrent dans le village affecté de D-Karal pour y inaugurer les travaux de construction d'un poste de police et d'une route d'accès pour la mine. Les centaines de résidents locaux qui se rassemblent pour bloquer la cérémonie sont violemment attaqués à coups de bâtons, et au moins 16 personnes sont grièvement blessées. Des centaines d’autres policiers sont déployés dans la région les jours suivants et multiplient les arrestations et les intimidations arbitraires. La région est pratiquement fermée aux observateurs et journalistes venus de l’extérieur.

16 décembre : Deuxième manifestation de solidarité organisée à Montréal pour commémorer le meurtre de Damodar, Raghunath et Anhilas Jhodia, le 16 décembre 2000.